

Emploi, métiers et formations dans la filière équine – 2017
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Filière équine et emploi
Les formations aux métiers du cheval
L’adéquation formation-emploi
Pour les 7 métiers, la part des candidats équi-ressources normands recrutés est supérieure à celle des
candidats équi-ressources non normands recrutés. Les emplois de cavalier-soigneur et cavalier d’entraî-
nement sont ceux qui s’ouvrent le plus aux candidatures hors-Normandie.
1. Une majorité de femmes
6 candidats sur 10 ayant postulé à une offre d’emploi sont des femmes. Les métiers d’enseignant d’équi-
tation et de cavalier-soigneur sont les plus visés par ce public féminin. A l’opposé, le métier d’agent
d’entretien-ouvrier agricole n’attire pratiquement que des hommes (8 candidats sur 10). Entre les deux,
la moitié des postulants au métier de lad jockey/lad driver sont des femmes.
Le pourcentage de femmes recrutées est cependant inférieur de 5 points au pourcentage de femmes
postulant. Seuls des hommes ont été recrutés en 2014 et 2015 en tant qu’agent d’entretien-ouvrier agri-
cole et seulement 1/4 des postulantes aux emplois de lad jockey/lad driver ont été retenues.
Malgré de nombreuses femmes candidates, certains métiers restent plus masculins que d’autres, phéno-
mène déjà observé chez les salariés (Cf. partie 1).
2. Le Calvados et l’Orne, départements principaux de résidence
Tout comme pour les employeurs, la majorité des candidats résident dans le Calvados (40 %) et l’Orne
(30 %).
3. Une moyenne d’âge de 30 ans
La moyenne d’âge des candidats est de 29 ans. Les agents d’entretien-ouvriers agricoles sont les plus
âgés (33 ans) contrairement aux cavaliers-soigneurs qui sont les plus jeunes (26 ans).
4. Des candidats titulaires de titres et/ou de diplômes
spécifiques à la filière équine
Concernant le métier d’enseignant d’équitation pour lequel il existe des obligations de diplômes, la
demande des employeurs semble être satisfaite : parmi les candidats aux postes d’enseignant d’équi-
tation mentionnant leurs diplômes, 84 % possèdent le BPJEPS. Pour les autres métiers, les candidats pos-
sèdent essentiellement des diplômes de la filière équine de niveaux V et IV.
Malgré le fort taux d’indifférence des employeurs à ce critère, la formation est une donnée finalement
importante sur laquelle les recruteurs s’appuient : la majorité des candidats ayant pourvu une offre dis-
posent au minimum de la formation correspondant à l’emploi (
cf. tableau 13
). Des formations de niveaux
V et IV sont majoritairement détenues.
Tableau 13 : les niveaux de formation des candidats recrutés
Aucun Niveau V Niveau IV Niveau III
Niveau II
Niveau I
Pal.-soign.-garç. de cour
-
+++
+++
+
-
-
Enseignant d’équitation
--
-
++++
+
++
-
Lad jockey/lad driver
--
++++
+++
--
--
--
Cavalier d’entraînement
--
+++
+++
++
--
--
Cavalier soigneur
++
+
+++
-
++
-
Assistant d’élevage
--
+++
+++
++
--
--
Agent d’entretien
++
++++
+
--
--
--
Source : équi-ressources, 2017